FOS PROVENCE BASKETBALL
Rencontre avec Jean-Baptiste Maille


couv_jb_maille

 

ARRÊTÉ DEPUIS QUELQUES SEMAINES POUR BLESSURE, JEAN-BAPTISTE NOUS A TRÈS GENTIMENT REÇUS POUR NOUS PARLER DE SES DÉBUTS DANS LE BASKET, DE SES ATTENTES POUR CETTE SAISON…  C’EST PARTI POUR UN MOMENT DE BONHEUR…

 

Bonjour Jean-Baptiste. Comment vas-tu, car tu es arrêté depuis quelques semaines pour une blessure à la cheville ? 

Bonjour à tous, je suis arrêté depuis le 22 janvier à cause d’une entorse. Donc depuis un mois, c’est principalement des soins, de la musculation et de la proprioception. Aujourd’hui, ma cheville va beaucoup mieux, on va donc attaquer tout le processus de rééducation et de réathlétisation pour pouvoir revenir dans une forme optimale.

 

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je suis né au Mans le 23 novembre 1993. Je mesure 1,90 m et je joue au poste de meneur de jeu. Tout le monde dans ma famille a joué au basket. Ma mère, mes sœurs au SCM (section amateur du MSB), et elles ont même été toutes les 3 dans la même équipe, ce qui est plutôt rare et surtout génial. Mon père a joué et entraîné aux JS Allonnes (club de la banlieue du Mans) où mes grands-parents sont bénévoles depuis plus de 30 ans. Mon oncle a pratiqué plus jeune, mes cousines également… Ma copine, venue au Mans en sport étude, est également basketteuse.

 

Quand as-tu commencé le basket et où ?

J’ai débuté le basket là où mes sœurs étaient, au SCM, durant 3 ans. Suite à cela, je suis passé à la Jalt pour une dernière année poussin, puis benjamins Région et Minimes France. Ensuite, j’ai intégré le centre de formation du MSB pendant 5 ans (Cadets France et Espoirs).
Au niveau professionnel, j’ai commencé ma carrière au Portel alors en Pro B, puis direction le Vendée Challans Basket (NM1), à chaque fois un an, et cette saison est ma seconde à Fos Provence Basket (Pro B) où je me sens très bien.

 

Né dans une famille qui baigne dans le basket, aurais-tu pu choisir un autre sport ?

C’est vrai que depuis tout petit, chaque week-end se passe dans les salles de basket. Pendant quelques années j’ai fait du tennis en plus du basket et au moment de rentrer en sport étude, il a donc fallu faire un choix. Ma passion, ça a toujours été le basket.

 

Quel est le plus beau souvenir basket de ta jeune carrière ?

Il y en a beaucoup ! Je dirais les titres gagnés en jeune, des sélections minimes jusqu’au centre de formation du MSB  (champion de France cadet, espoir et UNSS, coupe de France cadet). À chaque fois on avait un super groupe et on est tous toujours en contact. Également, ma sélection au championnat d’Europe avec l’équipe de France U20. Porter ce maillot fut un honneur et une sensation vraiment particulière.

 

Ton plus mauvais ?

Hormis les blessures, je n’en ai pas. Le basket est un jeu, où chaque mauvais moment permet de devenir meilleur.

 

Quelles ont été ou quelles sont les personnes influentes pour toi ?

Je pense que de façon plus ou moins importante, chaque personne que l’on peut rencontrer et côtoyer à une influence sur nous et fait ce que l’on est. Donc évidement ma famille, qui me soutient depuis toujours.  Au niveau des coachs, certains ont été plus importants que d’autres. J’ai toujours essayé d’apprendre le plus possible auprès de chacun d’eux.
Sinon observer des joueurs au quotidien comme Dee Spencer, Taylor Rochestie, David Bluthenthal ou encore Charles Kahudi, te montre le chemin à parcourir et tout le travail à effectuer.

 

Tu es resté dans une structure club pour parfaire ta formation. Est-ce un choix ou est-ce que tu n’as jamais été dans les prospects nationaux pour intégrer l’Insep ? 

En 5e, j’étais en sport étude au Mans, puis j’ai intégré en 4e le pôle espoir à Nantes. Ce furent deux années vraiment géniales. J’ai une pensée pour Mickael Borrel, le coach du pôle à l’époque, qui fut le premier à me dire que j’avais les capacités pour devenir professionnel et à y croire. Pour l’INSEP, ça ne se refuse pas, je n’ai simplement pas été retenu ni même présélectionné. Donc oui on peut dire que je ne figurais pas dans les prospects nationaux avant les U20 puisque que je n’avais participé à aucun rassemblement ou stage national auparavant. Ceci étant, le centre de formation du MSB est un, si ce n’est le meilleur centre de formation de France. Tout est réuni pour progresser dans un contexte idéal, avec de très bons joueurs. Après, où que tu sois, la volonté et le travail sont essentiels.

 

C’est quoi ton objectif pour cette année ?

Vu notre classement actuel, l’idéal serait évidemment d’accrocher cette première place. On en a les moyens et on va donc tout mettre en œuvre pour le faire. Personnellement, déjà revenir en forme, puis continuer de progresser tout en aidant au maximum l’équipe.

 

Ça fait quoi d’avoir été désigné meilleur défenseur à la fin de la phase aller par le site BeBasket ?

Cela fait très plaisir car ça récompense avant tout le travail défensif de notre groupe (1ère défense du championnat) et l’investissement personnel au quotidien.

 

L’après-basket, tu y penses déjà ?

On va dire que je n’y pense pas mais que je le prépare déjà, depuis toujours. Après le bac, j’ai obtenu un DUT Gestion des Entreprises et Administrations au Mans, qui se déroule sur deux ans. Maintenant, je suis en 4e année au sein d’une école de commerce (EDHEC), qui offre aux sportifs de haut niveau la possibilité de suivre le même programme que tous les élèves, mais online. C’est vraiment intéressant.

 

Quels conseils donnerais-tu à un jeune qui aujourd’hui aspire à être basketteur professionnel ?

Travailler, encore et encore, cela payera un jour quoiqu’il arrive. Apprendre continuellement auprès de tout le monde. Toujours croire en soi et en ses chances. Tout donner et s’amuser.

 

Merci à Cathy qui a recueilli les propos de Jean-Baptiste.