FOS PROVENCE BASKETBALL
Retour sur la conférence de presse de fin de saison


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Les dirigeants de Fos Provence Basket ont dressé le bilan de la saison en Jeep Elite et ont affiché leurs ambitions pour l’exercice à venir.

Ce lundi après-midi a la Halle Parsemain s’est tenu la conférence de presse de fin de saison. L’occasion de faire le point sur la première saison du club au plus haut niveau français qui s’est malheureusement terminée par une relégation sur le fil, mais aussi de se projeter sur la suite avec ce retour en Pro B à la rentrée qui marquera la 10e année consécutive dans le monde professionnel du club « Black & Yellow ». Voici ce qu’il fallait retenir.

William Raffa nommé directeur général
WRAux côtés de Christophe Sanchez (directeur marketing), Rémi Giuitta (entraîneur) et du Président Jean-Pierre Barnès, William Raffa a été intronisé directeur général du club. Le directeur régional Sud-Est de Go Sport a longtemps œuvré en tant que l’un des partenaires privilégiés et principaux de l’aventure fosséenne ces dernières années. Son arrivée est donc le fruit d’une longue collaboration et son renfort va être précieux pour permettre à Fos Provence Basket de continuer à structurer, le club ayant pris de plus en plus d’ampleur au fil des saisons.

« Cette saison a été une formidable aventure nous a aussi fait prendre conscience de nos limites. En terme d’organisation, de structures, de management. Le club était un peu en surchauffe. On a vu ce que c’était, d’où les décisions de restructuration. Tout ça pour vous dire que je pense aussi que ce phénomène de surchauffe a peut-être pu avoir des conséquences sur le volet sportif. Aujourd’hui l’objectif, c’est de faire un bilan, un diagnostic de ce qu’on peut améliorer, en espérant que tout ça se mettre au service du sportif. Quand je dis sportif, je parle de l’équipe pro et des 300 licenciés aussi », a-t-il notamment déclaré.

Ce renfort symbolise l’ambition du club de continuer à progresser. Reculer en Pro B pour mieux sauter à nouveau dans la Jeep Elite avec les reins plus solides. Il permettra aussi à Rémi Giuitta de se concentrer davantage sur l’aspect sportif alors qu’il s’est dépensé sans compter dans tous les domaines pendant 20 ans pour aider son club de cœur à se développer.

« La saison reste exceptionnelle puisque d’avoir pu accueillir des équipes renommées en Jeepe Elite en Provence, c’était déjà un moment exceptionnel. Ça nous a beaucoup appris, ça nous a aussi permis de comprendre peut-être encore mieux les exigences du très haut-niveau et de prendre conscience de nos manques. On s’est construits aussi comme ça depuis 20 ans sous la conduite de Jean-Pierre. Cette réussite sportive a crée une vraie dynamique, mais on a besoin malgré tout de mieux se structurer de renforcer encore nos bases si on veut espérer retourner en Jeep Elite mais y retourner durablement. Je prends souvent en exemple Bourg-en-Bresse, parce qu’il a pas mal de similitudes avec notre modèle et que je trouve que c’est un club proche de nos valeurs. Beaucoup d’équipes qui sont montées en Jeep Elite sont redescendues la saison suivante. Ça a été leur cas, celui de nombreuses équipes, Antibes, Boulazac, Boulogne-sur-Mer… C’est un club qui a ensuite su se renforcer, mieux se structurer, mais pas à n’importe quel prix, pas à n’importe quelle condition. C’est ça aujourd’hui, notre moteur. On est un gros club, et ça demandait aussi une meilleure structuration pour faire en sorte que tout ça ne rejaillisse pas sur le sportif », a poursuivi Rémi Giuitta.

Le bilan de la saison

AAAARémi Giuitta a tiré le bilan sportif de la première saison du club en Jeep Elite, un accomplissement exceptionnel au terme d’une aventure folle marquée par la victoire en finale des Playoffs d’accession face à Roanne il y a presque un an jour pour jour. Malheureusement, malgré la présence d’un groupe largement reconduit et de renforts dignes de la première division française, l’exercice 2018-2019 s’est soldé par une relégation sur le fil en toute fin de saison.

« A titre personnel, la saison a été frustrante, décevante et mentalement très difficile. Ce n’est pas prétentieux, mais je n’ai pas habitué du tout à perdre autant dans une saison. On s’y attendait, on savait que ça allait être le cas, mais en tout cas… Pour ma part depuis 15 ans, j’ai eu la chance d’avoir des bilans très positifs tout le temps. Ça a été pour moi presque comme un nouveau métier. Coacher une équipe qui joue les premiers rôles et une qui doit gagner le dernier match de la saison pour se sauver, ce n’est pas du tout le même métier. J’espère que ça me fera aussi grandir. C’était une année un peu chaotique sur le plan sportif, du fait que que ce qui a fait notre force pendant toutes ces années, ça a été la cohésion, d’avoir des joueurs battants, vaillants, engagés, toutes ces valeurs qui nous ont permis de se construire qu’on a eu du mal à retrouver. Par manque de chance en début de saison, on s’est rapidement retrouvés avec des absences de joueurs importants, ce qui a un peu anéanti notre dynamique collective de la fin de saison précédente, avec le même groupe puisque 9 joueurs sur 10 avaient été reconduits. Il a tout de suite fallu intégrer de nouveaux joueurs à cause des blessures. Au final, cette dynamique n’a pas du tout été un élan pour la suite puisqu’on a attaqué la saison à zéro victoire pour six défaites, ce qui n’était pas dans mes plans, alors que j’espérais deux trois victoires au démarrage. Les déboires ont continué ensuite avec des suspensions, à nouveau des blessures et de la gestion d’egos aussi. C’est une réalité, mais je ne m’y attendais pas à ce point là », a déclaré Rémi Giuitta.

Heureusement, cette saison a aussi permis au public provençal de se régaler en assistant à des matchs de gala toutes les deux semaines et en vivant aussi des victoires de prestige, notamment face à Monaco, Bourg-en-Bresse à la Halle Parsemain ou Limoges au Palais des Sports de Marseille. Pour Christophe Sanchez, directeur Marketing, le bilan de la saison a donc été plus positif au niveau de la ferveur populaire générée par cette accession en Jeep Elite.

« Il y a eu un vrai engouement, notamment lié à l’élan qu’il y a eu ces dernières années en Pro B, avec beaucoup plus de victoires que de défaites, des Playoffs, des sensations fortes. Le calcul a été vite fait, l’augmentation a été assez nette sur l’affluence des matchs à Marseille. Mais le plus important, c’est qu’on s’est rendus compte qu’à Fos, depuis le 16 novembre il y a eu huit matchs sur neuf à guichets fermés. Donc on a senti c’est engouement avec l’arrivée en Jeep Elite, la dynamique, le club et son identité, ses valeurs, les joueurs qui n’ont pas changé même en étant montés et qui sont restés proches du public » a-t-il souligné, évoquant également les projets d’envergure à venir, comme de continuer à faire de la Halle Parsemain un lieu de vie en dehors du cadre des matchs officiels.

« Il y a toujours une réflexion sur l’agrandissement de la salle, ce sont des dossiers en cours. Cette année, on s’est concentrés sur ce qu’il se passait dans la salle, pour qu’elle soit à guichets fermés, que le gens anticipent leur acte d’achat, que l’ambiance soit belle. Tout ça nous peut-être permis de capitaliser encore, de poursuivre la dynamique. Pour le reste des grands projets, si on ne parle pas d’aménagement de salle, ils vont consister à créer un modèle économique qui ne sera pas uniquement lié au sportif. Cette année par exemple, on a eu une collaboration avec Arcelor qui nous a amené 700 salariés pour une mise en place dans la salle. La Halle Parsemain a vécu, s’est même transformée en cafeteria, en brasserie, ça donne des idées de développement. Il faut qu’on aille plus loin sur le volet extra sportif. Le sportif c’est une vingtaine de matchs dans l’année, mais tout le reste du temps peut-être aussi mis à profit ».

Bodian Massa et Sullivan Hernandez rentrent à la maison

OK1Les deux joueurs formés au club sont restés en Pro B pour s’aguerrir cette saison, Bodian Massa à Saint-Chamond et Sullivan Hernandez à Aix-Maurienne. Deux expérience contrastées puisque le premier a brillé sous les ordres d’Alain Thinet, le SCBVG ayant créé la surprise en atteignant les demi-finales des Playoffs d’accesion, tandis que le second a eu plus de mal à trouver son rôle dans une équipe qui a joué le maintien jusqu’à la fin.

Rémi Giuitta a donné son sentiment sur la saison de ses deux protégés.

« Le prêt de Bodian a été très bénéfique. Je ne vais pas dire que je n’étais pas étonné. Mais je n’ai pas été plus surpris que ça parce qu’on connaissait son potentiel. Il nous a l’a montré durant ces années, on savait qu’il était prêt à faire ça. J’ai été un peu impressionné par le fait que c’est allé très vite. Il a montré très rapidement qu’il pouvait répondre présent. On va compter sur lui l’année prochaine et il va continuer à s’améliorer parce qu’il a encore une grosse marge de progression. C’est pour ça aussi qu’on s’était engagé avec lui sur du long-terme et que je vous dis qu’on y croyait. On récupère un joueur motivé en pleine forme en pleine confiance. A l’inverse, le bilan de la situation de Sullivan a été plutôt négatif, pour la simple et bonne raison qu’il a été utilisé sur un autre poste (3) que le sien (4). On pensait que ça aurait pu aussi l’aider à se développer, à assimiler d’autres caractéristiques techniques qui allaient faire de lui un meilleur joueur un an après. C’est une des raisons pour lesquelles on a accepté de le libérer. Mais ça a été très compliqué pour lui. Il a eu du mal à appréhender ce rôle, à transférer aussi une saison où il jouait 15-16 minutes de moyenne dans l’équipe qui a remporté les Playoffs, où il était encore sur le parquet à 2’30 de la fin du match lors de la finale contre Roanne, à un rôle moindre dans une équipe qui jouait le bas de tableau. L’année n’a pas été très épanouissante pour lui. Mais ce qui est bien, comme pour Bodian, c’est qu’on va récupérer un joueur très revanchard, avec une faim de loup et les dents qui vont rayer le parquet. Donc finalement, ça peut aussi être une bonne chose pour l’année prochaine ».

Les ambitions pour la saison prochaine

couv_spectacle Dans la composition de l’effectif 2019-2020, avec Bodian Massa, Sullivan Hernandez et Allan Dokossi est donc venu s’ajouter Edouard Choquet, qui s’est engagé pour deux saisons supplémentaires. La construction de l’équipe est en route comme l’a expliqué Rémi Giuitta.

« On a deux joueurs formés dans notre académie, ce qui est important, Allan Dokossi qu’on va essayer de le responsabiliser progressivement et Edouard Choquet qui vient de s’engager pour deux saisons. Il faut tout reconstruire. Les règlements ont été un peu modifiés par la Ligue, on n’a plus le droit qu’à un seul Américain par équipe. Ce sont des points de règlement à prendre en compte. Aujourd’hui je m’attelle à essayer de trouver, d’intéresser et engager des joueurs formés localement. Difficilement. Il en manque encore 2. C’est un marché malheureusement de plus en plus pauvre. Les joueurs sont énormément sollicités et pour la plupart au plus haut-niveau. C’est très difficile de trouver des joueurs disponibles qui correspondent à notre âme de club. Ce que je peux vous garantir, c’est qu’on a envie de faire une équipe qui va retransmettre beaucoup de valeurs, qu’on va récupérer aussi des jeunes joueurs à potentiel qu’on va essayer de continuer à développer pour que ce soit peut-être eux qui nous amènent à l’étage supérieur le plus tôt possible. Et qu’on renforcera quand même le groupe avec des joueurs plus expérimentés ».

Pour ce qui est des ambitions pour la 10e saison du club dans la sphère professionnelle, elles resteront dans la droite lignée des années précédentes, à savoir se qualifier en Playoffs.

« On va jouer tous les matchs pour les gagner, comme on l’a fait en Pro B pendant 9 ans, sans pour autant dire qu’on allait jouer la montée. On va d’abord rentrer dans les rangs de Pro B. L’an prochain, il n’y aura pas de montée directe, celui qui montera passera par les Playoffs. L’objectif est d’être dans ce top 8. Ensuite, on a vécu tellement d’aventures en Playoffs où on était favoris en étant deuxièmes, où tout le monde nous voyait passer mais on n’a pas réussi à le faire. Et l’année où on a été quatrièmes mais qu’on a fini sur une meilleure dynamique, c’est là qu’on a réussi à gagner des matchs à l’extérieur, comme à Roanne alors qu’on n’était pas favoris. Si on pouvait ensuite revivre une aventure en Jeep Elite, ce serait avec grand plaisir, forcément, surtout en ayant progressé d’ici là », a conclu Rémi Giuitta.

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