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Auteur/autrice : Nicolas Sebire

LES BYERS REPRENNENT DU SERVICE EN PRO B

Le chiffre : 10/11

Comme le bilan presque parfait des Fosséens en compétition officielle depuis le début de la saison. Il y a eu ce parcours sans aucune fausse note en Leader’s Cup. Sept victoires en autant de rencontres avec au bout ce titre tant mérité au vu de la domination des troupes de Rémi Giuitta. En Coupe de France, il y a eu ce succès à Chalon, formation de Jeep Elite. Puis un autre en ouverture du championnat face à St Quentin. Et même le seul revers subi contre Nantes aurait pu être évité sans un relâchement coupable en fin de match. Autant dire que nos BYERS sont dans une forme olympique.

Le contexte : Une reprise sans public

Il va falloir malheureusement faire avec pendant quelques semaines. Comme depuis le début de cette nouvelle crise, toutes les rencontres se dérouleront à huis clos. La LNB a défini un calendrier spécial avec seulement deux matches par mois (un à domicile, un à l’extérieur) en décembre et sans doute janvier. Ce choc face à Souffel, retransmis en direct sur LNB TV à partir de 19h15 sera donc le dernier à Parsemain en 2020.

Actualité : Allan Dokossi n’en finit plus de grandir

Il est assurément le phénomène de ce début d’exercice. Pas loin d’être une sensation vu sa progression éclair en l’espace de seulement quelques mois. Totalement insaisissable sur le jeu de transition, son activité des deux côtés du terrain font qu’il est devenu l’un des cadres de cette équipe. En phase finale de la Leader’s Cup, le néo international centrafricain a cumulé des statistiques très flatteuses : 18,3 points, 8,6 rebonds et 3,3 interceptions à 75 % aux tirs (25-33) ! À 21 ans, le jeune Allan a tout l’avenir devant lui et il sera désormais très observé par nos adversaires.

Le mot du coach, Rémi Giuitta :

C’est encore un match-piège par excellence qui se profile face à Souffelweyersheim. Après un long arrêt c’est toujours difficile de recréer de la dynamique et de reprendre du rythme, pour les deux équipes. C’est un peu comme si on redémarrait un nouveau championnat, ce n’est jamais facile de retrouver ce rythme-là et qui plus est, il y a le fait de rejouer un adversaire qu’on a déjà battu. On va être vigilant pour qu’on appréhende ce match correctement, et faire en sorte que l’alerte qu’on avait eue en fin de match nous permette de bien nous remobiliser, parce qu’on respecte beaucoup cette équipe. On sait qu’elle est souvent difficile à manœuvrer et qu’elle ne lâche rien, c’est un peu sa marque de fabrique. À nous de refaire les efforts comme en Leader’s Cup alors qu’on était diminués et faire en sorte de relancer la machine, tourner la page de la Leader’s Cup. Ça, je pense que c’est fait dans la tête de tout le monde. Ç’a été une super aventure, on met ça de côté, maintenant place au championnat. C’est presque une nouvelle saison qui démarre pour nous, et on espère bien redémarrer pied au plancher, voilà comment on va aborder ce match.

Flashback : Les BYERS croquent Souffel en Leader’s Cup

Comme expliqué un peu plus haut, la dernière opposition entre ces deux formations remontent à seulement trois semaines. Quand la majorité des équipes de Pro B attendaient impatiemment cette reprise, Provençaux et Alsaciens croisaient le fer en quart de finale de la Leader’s Cup. Un match quasiment à sens unique puisqu’il y avait 23 points d’écart à huit minutes de la fin. On pardonnera à nos BYERS d’avoir laissé revenir l’adversaire à cinq longueurs. Une rencontre où Allan Dokossi a régné avec 20 points, 12 rebonds et 31 d’évaluation.

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MO HACHAD, HALL OF FAMER DES BYERS

Quand on parle de Mohamed Hachad, le rapprochement est immédiatement fait avec les BYERS. L’arrière, qui a joué pendant cinq saisons sous les ordres de Rémi Giuitta, fait partie des joueurs emblématiques de Fos Provence Basket. International marocain , « Magic Mo » a fait lever Parsemain plus d’une fois, notamment grâce à ses nombreux paniers décisifs. Désormais retraité, Mo nous raconte sa nouvelle vie ainsi que ses meilleurs moments sous le maillot « Black and Yellow ».

Salut Mo. Alors que deviens-tu ?

J’ai décidé de prendre ma retraite sportive. Mais j’ai eu la chance de pouvoir continuer l’aventure avec Fos sur un contexte en rapport avec ma formation dans le management du sport et la gouvernance sportive. Je suis particulièrement impliqué dans le domaine social des clubs sportifs. Élaborer et développer des actions sociales pour Fos Provence Basket. Ce sont des choses qui me tiennent à coeur puisque le sport peut être vecteur d’insertion sociale, d’inclusion, et de cohésion. Le basket m’a beaucoup donné et j’essaie de véhiculer ces même valeurs à travers les actions que je mènent. C’est cohérent avec ce que véhicule le club et c’est pour ça qu’on a établi cette collaboration.

Quel est ton meilleur souvenir chez les BYERS ?

C’est le buzzer beater contre Dijon lors de ma première année à Fos en 2010. Beaucoup me disent que c’est celui contre Antibes à Marseille. Mais pour moi, ce sont des sentiments personnels. Contre Dijon qui était premier, il y a eu un vrai hold-up et Rémi avait dessiné un système pour que je cherche une faute. Deux joueurs m’ont fermé la pénétration et aucune possibilité de faire donc j’ai tiré dans le corner et c’est rentré.

Qu’est-ce qui t’as le plus marqué au sein de Fos Provence Basket ?

Le fonctionnement et la philosophie du club sont intéressantes. Ça reste un petit club mais qui a de grandes ambitions. Fos peut regarder d’autres clubs qui ont des plus gros budgets et structures les yeux dans les yeux. Ils se sont donnés les moyens de monter en Jeep Elite mais en restant un club qui repose sur les mêmes valeurs depuis toutes ces années.

Quel est le joueur qui t’as le plus marqué lors de ton/tes passages ?

Bonne question… (il hésite longuement). Mais je pense Sherman Gay. C’est un peu le mec qui ne paie pas de mines mais qui est super performant, rentable, efficace. C’était un plaisir de jouer avec lui parce qu’il ne piétine pas les autres. Il s’entendait avec tout le monde et à Fos, c’est sans doute celui qui m’a le plus impressionné.

Qu’as-tu pensé de ce formidable parcours en Leader’s Cup ?

Je suis évidemment très content pour le club, pour ce groupe. Ça fait un titre et un titre surtout dans un contexte particulier. Tout l’honneur revient aux joueurs, au staff, au bureau et à toutes les personnes qui ont contribué à cette victoire. C’est très inspirant de voir les joueurs s’être donné autant avec courage et implication même s’ils n’étaient que six. C’est une belle histoire. Il faut montrer beaucoup d’abnégation dans ces moments là. C’est une victoire historique puisqu’il y a eu le contexte, la manière. J’ai été impressionné par l’engagement de tous.

NIK CANER-MEDLEY : « TOUT LE MONDE A CONFIANCE L’UN ENVERS L’AUTRE »

Bravo Nik pour cette victoire. Dans quel état d’esprit avez-vous abordé cette finale au regard des circonstances ?

Merci ! Nous étions confiants avant la rencontre. Nous avons des gars avec beaucoup d’expérience dans le groupe, que ce soit moi, Jamar, Edouard, Karim et deux jeunes joueurs très talentueux, Bodian et Allan, qui ont bien joué, ont travaillé dur et ont gagné beaucoup d’expérience. Donc nous nous sentions plutôt confiants. Ça s’est vu sur le match.

Comment avez-vous tourné un tel handicap avec tant d’absents en un avantage pour dominer ainsi Nancy et Quimper ?

Ce n’est jamais facile d’avoir autant d’absents, des joueurs importants, des titulaires, des leaders du groupe. Le seul avantage, c’est de pouvoir avoir du rythme ensemble, avec les gars avec qui tu passes 35 minutes sur le terrain. Le plus important, c’est de gérer son énergie. S’assurer d’avoir la condition pour jouer autant, mais je pense que nous étions préparés pour ça. Même pendant le confinement, nous avons continué à travailler durement. Je pense que ça nous a beaucoup aidé pour nous préparer à ça. Nous avons effectivement battu de belles équipes, donc nous savions que nous devions être dans notre meilleure forme physique.

Tu as particulièrement brillé sur la finale et la demi-finale. L’enchaînement des matchs a-t-il aidé dans cette montée en puissance ?

Oui, je n’ai joué qu’un match de saison régulière et j’ai été blessé pendant six semaines après un choc genou contre genou qui a touché un de mes ligaments. Ça m’a éloigné des terrains pendant six semaines. Et quand je suis revenu, je n’étais pas encore vraiment en grande forme et physiquement, je n’étais pas encore prêt. Je n’avais que quelques entraînements dans les jambes. Je me suis jeté à l’eau pour reprendre ce rythme qu’on ne peut pas vraiment retrouver à l’entraînement. J’ai pu mieux revenir grâce aux entraînements, avec plus de 5 contre 5, et d’enchaîner les matchs, c’est clair que ça aide aussi. Quand tu as trois matchs en une semaine, c’est ce que je préfère. Ça te maintient en forme. Je me suis bien senti, et mentalement aussi, ce qui aide quand tu veux jouer ton meilleur basket.

On a vu un véritable esprit d’équipe des deux côtés du parquet lors de la finale, et l’expérience de Jamar et toi notamment pour tuer le match en début de quatrième quart-temps. Cela a-t-il été la clé du match ?

Le fait de jouer ensemble, d’être avec les mêmes gars sur de longues périodes sur le parquet pendant plusieurs matchs, le ballon bouge, tout le monde a confiance l’un envers l’autre, et on a des gars qui vont mettre leurs tirs s’ils sont ouverts. Il nous faut jouer du bon basket, faire bouger le ballon, jouer notre attaque, suivre le plan de jeu. Ça a été la clé du match en effet.

Comme pour Jamar, un mot sur Allan « mini-Giannis » Dokossi, la révélation de la compétition ?

Un des trucs qui m’impressionne le plus chez lui, c’est son attitude. On peut voir que c’est un gars qui veut vraiment progresser. Il travaille sur son jeu, il a une super approche et quand tu as du talent, que tu travailles dur, et que tu veux progresser, de bonnes choses arrivent par la suite en général. C’est ce qu’on a vu sur ses derniers matchs et même depuis le début de saison, son travail être récompensé. C’est aussi grâce au travail du staff, autour de lui, le programme de développement qui lui est proposé, et donc aussi son éthique de travail. Il veut être meilleur et il est sur le bon chemin.

Fos

LA BYERS FAMILY, BIEN PLUS QU’UN SLOGAN

Ces dix derniers jours ont été riches pour Fos Provence Basket. À tous les niveaux. Presque comme un immense bol d’air frais vu le contexte. Évidemment, comment ne pas revenir sur l’actualité sportive qui a été la plus marquante. Sept rencontres, sept victoires et ce titre arraché en finale de la Leader’s Cup face aux Béliers de Quimper. Le tout avec un effectif décimé. Sept joueurs professionnels alignés en demi-finale, seulement six pour l’ultime marche.

Jaraun Burrows, Lucas Hergott et Sullivan Hernandez blessés, Kevin McClain et Jean-Michel Mipoka positifs au Covid-19, la bande à Rémi Giuitta a enchaîné les performances bluffantes sur son parquet de la Halle Parsemain.

Au club, le terme de BYERS Family est devenu, au fil des ans, un véritable label. Un socle basé sur les valeurs de partage, de famille, de convivialité. Une nouvelle fois, cette finale en a été la parfaite démonstration avec différents hommages. Tout d’abord avec le maillot de chaque absent placé sur le banc. « On a eu une pensée pour eux, c’est pour ça qu’on a eu cette initiative. À la fin, on est quand même un groupe de onze joueurs », insiste Edouard Choquet.

De même lors de la remise du trophée où leurs maillots étaient portés ou mis en avant. Notre capitaine est d’ailleurs allé plus loin en portant le surmaillot de Lucas Hergott pendant l’échauffement. Pour rappel, notre BYER avait dû brutalement mettre un terme à sa saison suite à une rupture d’un ligament croisé antérieur survenue fin septembre. Un geste souligné dans les médias.

On nous répète souvent qu’un passage dans ce club si atypique est toujours un moment particulier dans une carrière. De Mohamed Hachad à Pierre Pelos en passant par Raphael Desroses, J-B Maille ou encore le légendaire Mamadou Dia, tous ont profité de cette finale pour soutenir nos BYERS dans cette dernière étape.

Si l’on devait avoir un seul regret, c’est de ne pas avoir pu partager ce moment en direct avec nos supporters, nos abonnés, nos bénévoles, nos partenaires. Dans cette période particulière, il était de notre devoir d’impliquer toutes ces parties prenantes si importantes dans la vie de Fos Provence Basket. Les réseaux sociaux, les formats numériques ont ainsi été privilégiés afin de faire profiter à chacun de l’expérience inoubliable de cette Leader’s Cup.

Avec ce huis-clos qui est désormais une norme partout dans l’Hexagone et même en Europe, nous devions nous réinventer. Devant cet état de fait, nos équipes se sont transformés en livreurs à domicile le temps d’une journée afin d’offrir à nos partenaires des conditions de match semblables à celles qu’ils peuvent connaître à Parsemain. En plus d’un coffret de sucreries, tous ont eu droit à un petit mot de notre président Jean-Pierre Barnès.

Nous tenons à remercier tous ceux qui ont suivis ce parcours et qui nous ont fait part de leur soutien. De très nombreux messages ont été adressés aux joueurs et ces derniers ont été particulièrement touchés par cette attention.

On espère pouvoir tous vous retrouver très bientôt pour la suite de cette saison qui s’annonce des plus excitantes. Avec en ligne de mire cette remontée en Jeep Elite.

JAMAR DIGGS : « LE TITRE DE MVP AURAIT PU ÊTRE ATTRIBUÉ À CHACUN DES JOUEURS DE L’ÉQUIPE »

Jamar, on a vu un homme en mission dimanche sur le parquet, un général, un guide. A quel point tu tenais à ce trophée ?

Je suis très heureux de remporter ce trophée. C’était l’un de mes objectifs pour cette saison, de gagner la Leaders Cup, et nous l’avons fait. Je suis très heureux pour notre équipe. Après ma défaite en finale de la Leaders Cup en 2018 (avec Rouen aux côtés de JB Maille, face à Roanne), je voulais vraiment remporter ce trophée cette année.

Cerise sur le gâteau, tu as également remporté le trophée de MVP. Qu’est ce que ça fait ?

Le MVP aurait pu être attribué à chacun des joueurs de l’équipe, car chacun d’entre nous s’est battu et a tout fait pour gagner. Mais de remporter un tel trophée aussi personnellement, c’est un sentiment agréable.

Comme tu le dis, c’est aussi une victoire d’équipe. Ressens-tu un état d’esprit particulier dans cette équipe cette saison comme l’ont évoqué Rémi et Edouard ?

C’est vrai qu’on a un effectif assez profond, et qu’on se bat tous les uns pour les autres. C’est pour ça que cette victoire, c’est pour tout le monde, les blessés et les joueurs malades. On se bat tous à l’entraînement chaque jour pour remporter ce genre de choses en tant qu’équipe. Et de l’avoir fait avec six pros, ça montre juste qu’on est un groupe qui ne lâche jamais.

Quel était le plan de jeu ? Défendre aussi dur que possible sans se retrouver mouillé par les fautes ?

Le plan de jeu principal était de gérer le tempo. Notre force est de jouer vite, mais sans beaucoup de remplaçants, nous devions contrôler quand jouer vite et gagner quand jouer plus lentement. Nous devions être intelligents pour tenir les 40 minutes, et là-dedans, il y avait comme impératif de ne pas commettre de faute.

Allan Dokossi a été la révélation de cette compétition. Que peux-tu dire de lui ? Es-tu impressionné ?

Allan a vraiment élevé son niveau de jeu, c’est vraiment un talent, un joueur spécial. Comme il est jeune et qu’il apprend encore, sa motivation pour être le meilleur est incroyable à voir. Il travaille et se bat tellement fort pour tout et ça se voit sur le terrain !

Nik Caner-Medley a aussi fini fort. Votre expérience a tous les deux a aussi permis de faire la différence, notamment sur la fin ?

Tout le monde connaît le CV de Nik et le fait que ce soit le joueur qui a le plus d’expérience au plus haut niveau. Il a joué tellement de matchs et s’est retrouvé dans tellement de situations. Lui et moi avons parlé juste avant ce match du fait que nous étions le type de joueurs qui élevons notre niveau de jeu au plus haut niveau et du fait que c’est ce que nous allions faire ce soir. Il a été incroyable et je suis heureux pour lui et pour l’équipe.

Fos leader's cup champion

LA LEADER’S CUP PRO B POUR NOS BYERS !

Ils l’ont fait ! Même si l’ambiance particulière due à la pandémie de Covid-19 et l’absence de nos bruyants supporters a un peu gâché la fête, les Black & Yellow sont allés au bout d’eux-mêmes afin d’arracher la victoire et de décrocher cette première Leaders Cup de Pro B dans l’histoire du club ! Dans toute la France et même au-delà, tous les fans de la formation de Rémi Giuitta ont ainsi été consolés en voyant leur équipe favorite briller en clair, sur La Chaîne L’Equipe !

Face à Quimper, et avec seulement six joueurs professionnels, les BYERS ont su se serrer les coudes pour ne pas passer à côté du rendez-vous. Dès les premiers instants, on a ainsi senti une équipe déterminée, à l’image d’Allan Dokossi, révélation de cette compétition, qui a lancé son équipe d’un dunk en contre-attaque.

Le trio Choquet-Diggs-Caner-Medley a pris le relais au scoring afin de créer un premier écart (32-25) auquel Quimper a rapidement répondu pour revenir à 35-33 à la mi-temps. La rencontre restait équilibrée au retour des vestiaires. Il a ainsi fallu attendre la fin du troisième quart-temps pour voir les Provençaux se détacher à nouveau, notamment grâce à trois paniers de Nik Caner-Medley, deux lancers d’Edouard Choquet et un panier à mi-distance d’Allan Dokossi (48-42).

Les BYERS ont ensuite montré qu’ils ne voulaient pas lâcher le morceau et s’adjuger le trophée avec autorité. C’est ce que la paire Diggs-Caner-Medley a réussi à faire en claquant deux paniers à 3 points qui ont donné le ton. Allan Dokossi a été un précieux lieutenant dans le sprint final que Jamar Diggs et Nik Caner-Medley ont marqué de leur empreinte afin de faire passer le score à 65-47. Même si les deux auraient pu être élus MVP, c’est Jamar Diggs qui a été choisi pour son match taille patron (16 points, 8 passes décisives).

Mais l’important était ailleurs. En effectif réduit, ce sont tous les Fosséens, vainqueurs 68-57, qui ont été héroïques et qui ont participé à ce succès collectif. En plus d’avoir écrit leur nom dans l’histoire du club, les BYERS décrochent également leur place assurée pour les playoffs d’accession qui se dérouleront en fin de saison !

Le mot du coach, Rémi Giuitta :

« Ça fait beaucoup de bien. C’est une grosse satisfaction. Je suis vraiment très fier de mon équipe, parce que, dans le contexte difficile qu’on connaissait, on a quand même montré un investissement défensif incroyable. Laisser cette équipe de Quimper, dont on connaît la qualité, à 57 points, c’est une vrai prouesse. On est dans la lignée de ce qu’on fait depuis le début de saison, en étant très présent défensivement. C’est ce qui a fait la différence.

On a su rester concentré sur les aspects défensifs, sur ce qu’on voulait faire, en cassant notamment leur jeu de passes. Ils ont eu du mal à chaque fois à trouver des shoots ouverts, des décalages et ils n’ont pas pu mettre en place leur fluidité habituelle. Pour tout ça, je suis vraiment très fier d’eux. Les gars sont lessivés, mais personne ne triche, il y a un état d’esprit conquérant qui est beau à voir pour un coach.

Particulièrement cette saison, je trouve qu’on a une âme, même malgré les absents. Je crois qu’il n’y a rien à redire sur l’état d’esprit de cette équipe. Tout le monde a répondu présent, au même niveau. Offensivement, on a aussi bien géré, notamment dans le dernier quart-temps, notamment en appuyant là où il fallait, au moments opportun »

DES NOUVELLES DE LUCAS HERGOTT EN PLEINE RÉÉDUCATION

Comment tu te sens, comment se passe ta rééducation ?

« Ça se passe plutôt très bien. Au début, les progrès c’est centimètre par centimètre, degré par degré sur les amplitudes, les flexions, les extensions. Depuis quelques jours, je commence à marcher de manière plutôt correct. C’est positif. La route est encore longue afin d’être autonome sur la marche, en matière de renforcement, mais je vois déjà les progrès. »

Quel va être ton programme dans les prochaines semaines, prochains mois ?

« Je reste à Capbreton encore une semaine. L’idée, c’est de rattraper le retard de la jambe droite par rapport à la jambe gauche. Une fois que ce sera fait, il faudra travailler en sécurité pour le genou en renforçant tous les muscles qui entourent le genou. Pour la course en ligne droite, ce sera en janvier, février. Et après ça, je pourrais intégrer du ballon et de la course basket. »

Est-ce que ce n’est pas trop compliqué d’être loin de l’équipe dans des moments comme ça ?

« Je ne peux pas jouer mais les autres non plus mis à part la Leader’s Cup. Mais je suis content quand je vois les matches. Ils performent et ils arrivent à faire quelque chose. Il y a forcément de la frustration mais je suis content pour eux, pour le club. C’est quelque chose que les gars méritent. Je prends ça de manière positive et ça me réjouit quand le club et les coéquipiers gagnent. Je suis toujours au contact des autres même si je suis blessé et loin. »


Vibrez aux couleurs des Black and Yellow. Halle des Sports Parsemain, 13270 FOS SUR MER

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