JAMAR DIGGS : « TRÈS FIER DE MON ÉQUIPE QUI N’A JAMAIS ABANDONÉ »

Le meneur fosséen est revenu sur cette saison incroyable qui a propulsé Fos Provence Basket en Jeep Elite.

Auteur de l’une de ses meilleures saisons en carrière (13,3 points, 2,1 rebonds, 5,3 passes décisives, 1,2 interception en moyenne par match pour 14,3 d’évaluation), Jamar Diggs a été l’un des lieutenants les plus solides de l’effectif de Rémi Giuitta cette saison, assurant la mène avec brio aux côtés d’Edouard Choquet. A l’issue de cette saison parfaite, les BYers ayant remporté la Leaders Cup et terminé à la première place du championnat, Jamar Diggs est revenu sur cette aventure qui restera à jamais gravée dans l’histoire du club.

Jamar, tu fais partie des deux joueurs de l’effectif à avoir disputé les 34 matchs de saison régulière (avec Edouard Choquet). Comment te sens-tu après ce final de folie ?

Physiquement, je me sens bien, maintenant que c’est terminé. C’était très difficile ces deux derniers mois, mais je fais ce qu’il faut pour prendre soin de mon corps, un équilibre entre le repos et la musculation pour préparer les matchs. En fait, j’aime jouer … je n’ai pas besoin de rester assis toute la semaine pour jouer une seule fois. J’aimerais que la France fasse quelque chose comme ça plus souvent. Peut-être un mois de matchs à deux rencontres par semaine, puis un mois de matchs uniquement hebdomadaires.

Quel était ton état d’esprit en arrivant dans un nouveau club l’été dernier ?

Quand j’ai vu la liste de l’effectif, j’ai su que nous avions une chance de monter en Jeep Elite. Mais je voulais juste venir et être le meilleur joueur possible pour aider l’équipe à gagner. La saison est très longue, mais il s’agit de gérer les hauts et les bas d’une saison, les blessures, le Covid etc. en restant soudé en tant que groupe.

C’est une belle revanche par rapport aux saisons précédentes avec la victoire en Leaders Cup alors que tu avais perdu en finale avec Rouen, et le titre de champion de Pro B acquis sur le parquet de Nantes, l’équipe où tu as fait tes débuts en France ?

Je ne me lance pas dans une saison en prenant ça comme une revanche. C’est plutôt un sentiment de détermination, d’affirmation. Des choses négatives ont été dites sur moi dans d’autres clubs, mais je sais quel type de personne et de joueur je suis. Alors le fait d’y arriver cette année me permet de sourire un peu par rapport à ceux qui doutent de moi. 😉 …

De quoi es-tu le plus fier cette saison ?

Fier de moi, d’avoir pu terminer une saison très difficile en bonne santé et l’esprit clair. Arriver dans un nouvel endroit, une nouvelle équipe, un nouveau coach, ce n’est pas toujours facile. Je suis aussi très fier de mon équipe qui n’a jamais abandonné et qui a fait tout ce qu’il fallait pour gagner la Leaders Cup et le championnat.

Quels ont été les tournants de cette fin de saison ?

C’est difficile de choisir une ou deux choses à retenir de la saison, car nous avons eu tellement de hauts et de bas. La chose la plus importante a été de trouver des moyens de rebondir après des défaites difficiles ou quelques mauvaises séries, comme la fois où nous sommes allés gagner à Paris après avoir perdu à Saint-Chamond.

Revenons sur ce match phénoménal à Gries-Oberhoffen, où tu termines à 9/11 à 3 points. Tu avais mangé quelque chose de spécial ce matin là ?

Non, je n’avais rien mangé de particulier ce jour-là, mais c’est vrai que j’avais pu voir un de mes meilleurs amis qui vit et joue à Strasbourg juste avant, Ike Udanoh. Je pense que cela m’a un peu aidé car ça m’a rappelé comme si j’étais un peu chez moi, aux USA. Il n’était pas question de « travail », mais plutôt de profiter et de s’amuser. Mais une fois que le match a commencé et que j’en ai mis quelques-uns… J’avais le sentiment que je ne pouvais plus en manquer. Je crois vraiment que si j’avais joué davantage, j’aurais pu en mettre 13 ou 14. C’était juste un de ces soirs. C’est spécial parce qu’un soir comme celui-là, ça n’arrive que si tu te donnes à fond.

Tu as souvent été décisif en fin de match cette saison, que ce soit en scorant, comme lors de l’un des derniers matchs de la saison, face à Nancy, au lancer, ou à la passe. Tu aimes être « clutch » ?

Honnêtement, en tant que joueur, l’une des choses les plus importantes que j’apporte sur la table, c’est d’être « clutch ». Même sous la pression, ces moments ne sont pas trop forts pour moi. J’aime ça et je veux être la personne qui va réussir la dernière action. Certaines personnes ont peur de ça et ne veulent pas faire d’erreurs. Pour moi ce n’est pas comme ça. Je veux prendre cette responsabilité, bonne ou mauvaise, je peux l’assumer.

Quelle est pour toi la meilleure qualité de cette équipe ?

Je pense que la meilleure qualité de cette équipe est que nous nous soutenons les uns les autres ! Chaque joueur est là pour venir en aide à l’autre. Si quelqu’un était blessé, devait être mis à l’écart à cause du Covid, ou avait tout simplement un coup de moins bien, il y avait toujours quelqu’un d’autre prêt à prendre plus de responsabilités. C’est vraiment une équipe dont chaque joueur pourrait probablement faire beaucoup plus s’il était dans un autre club, mais qui se sacrifie pour que l’équipe réussisse.

Un dernier mot pour les fans ?

Aux fans, merci pour votre soutien de loin cette saison, l’équipe a accompli son but en étant champion et en remportant la Leaders Cup. A présent, vous aller pouvoir voir évoluer vos BYers en Jeep Elite ! Prenez soin de vous.

LET’S GO BYERS