Abgué Barakaou : « Hâte que ça commence ! »

Le banc de Fos Provence Basket sera occupé par un visage bien connu des supporters « Black&Yellow ». En provenance de Chartres, Abgue Barakaou arrive en terrain connu à Fos-sur-Mer puisqu’il y a joué de 2005 à 2010 sous les ordres de Rémi Giuitta. Aux côtés d’Aaron Harris, Mamadou Dia, Kevin Bichard, Louis Labeyrie, Momo Sy ou encore Babou Cissé à la mène, il a connu deux montées avec les BYers avant de vivre la toute première saison du club en Pro B en 2009-2010.
À une semaine de la reprise du championnat, le nouveau coach fosséen dresse un premier état des lieux avec un premier test de la saison en match officiel ce vendredi soir à la maison en 32e de finale de Coupe de France face à Aix-Maurienne (20h30).
Bonjour Abgué ! Qu’est ce que ça te fait de retrouver Fos Provence Basket, ton club de coeur ?
Bonjour tout le monde ! Retrouver Fos-sur-Mer, c’est une grande fierté ! Parce que c’est le club qui m’a tout donné sportivement. J’ai connu des belles choses, j’ai connu des vraies amitiés, on va dire même dire des histoires de fraternité. J’ai retrouvé la Halle Henri Giuitta avec beaucoup d’émotion. Et tous les jours, de redécouvrir des endroits, de redécouvrir des personnes, tout ça, c’est vraiment très agréable. C’est vraiment particulier.de revenir dans un club qui a autant compté pour moi, un endroit, une ville, par les personnes que j’ai connues mais aussi les moments sportifs et les moments de vie. Donc c’est vraiment quelque chose d’unique que je n’aurais cru vivre un jour.
Quels sont les meilleurs souvenirs que tu gardes de ton premier passage en Provence ?
Mes meilleurs souvenirs à Fos ? Ce sont les montées. Les moments incroyables qu’on a vécus pendant ces montées. Je mets la montée de N2 en N1 en premier, parce qu’on était un groupe de frères, de camarades, avec ce dernier match contre Avignon qui comptait vraiment, c’était quitte ou double. Donc c’était vraiment fort.
Je retiens aussi mon match de Coupe de France où je crois que je dépasse la barre des 20 points, contre Le Mans, où j’avais aussi fait une belle série à 4/4 à 3-points. Ça reste un de mes grands souvenirs. Et puis aussi une victoire au buzzer sur un tir que je prends à zéro degré. Ça, c’est vraiment des souvenirs forts. Mais ce que garde en premier lieu, ce sont les performances collectives, parce qu’on était vraiment des frères.

Tu débutes ta première saison en tant que coach principal après avoir terminé la saison dernière à ce poste à Chartres. Te souviens-tu du moment où tu t’es dit que tu voudrais être coach ? Qu’est ce qui t’as poussé à franchir le pas ?
J’ai toujours aimé prendre soin des plus jeunes, des petits frères dans les équipes, de discuter avec ex et tout ça. Mais c’est vraiment en fin de carrière, à un moment où je me cherchais un peu, et après un bilan de compétences où je me suis rendu compte que de redonner aux autres, le côté un peu éducateur, c’était fait pour moi.
Et après, ça s’est fait naturellement, vraiment vers la fin de la carrière, vers les années 2015. Ça s’est fait avec les jeunes et puis et puis je me suis dit allez, allons-y, puisque c’était quelque chose de naturel, où je continuais à évoluer dans ma passion.
Quel bilan tires tu de la pré saison ?
Pour moi, il est satisfaisant. Déjà, on s’en sort sans réel tracas physique, mis à part des blessures qui sont pas du fait de la pré-saison, mais que les joueurs avaient avant. Il y a eu juste un joueur qui a eu un petit souci et ça a été très rapide. Donc déjà sur le point de vue physique, pour moi, c’est top. Deuxièmement, il était question de créer une identité, une manière de jouer. Là aussi, je suis plutôt satisfait, même si on a encore beaucoup de travail.
On devait aussi créer un un état d’esprit, un « mindset », et là aussi, je suis plutôt satisfait. Les gars ont toujours répondu présent, se donnent bien, et sont vraiment ensemble. On voit vraiment un groupe sain et ça c’était vraiment aussi une des priorités. Donc sur ces trois aspects-là, je trouve que la pré-saison a été a été bien gérée et nous laisse présager une belle montée en puissance encore.

Avec quel état d’esprit tu abordes la saison ?
J’aborde cette saison remonté à bloc. Parce qu’on nous a fait un cadeau même s’il est tardif avec cette qualification en Elite 2. Aujourd’hui, on est en train de travailler pour essayer d’amener les qualités qui manquent à l’équipe pour l’Elite 2. Donc je suis très impatient, très motivé de relever ce challenge.
On a une histoire commune avec Fos-sur-Mer, donc je suis aussi très honoré, avec une certaine fierté d’être le coach de cette équipe. Je l’aborde avec humilité en sachant que je j’ai tout à prouver. À moi, à ma famille, aux dirigeants qui m’ont fait confiance et à mes joueurs et pas le reste. C’est vraiment entre nous.Voilà, vraiment tout donner, comme les joueurs et vraiment, j’ai hâte que ça commence.
Un message aux supporters « Black&Yellow » ?
J’espère vous voir nombreux et donner de la force à notre équipe pour ce premier match de coupe de France face à Aix-Maurienne. On va se présenter avec un visage qui n’est pas encore le visage définitif de l’équipe. Il y a des absents, des blessés et des renforts qui sont pas encore là. Mais justement, on a besoin de toutes les forces possibles pour encourager cette équipe, et puis aussi nous suivre tout au long de l’année. Il faut vraiment que la Halle Henri Giuita, ce soit ce chaudron, cette fournaise que les adversaires appréhendent. On espère les rendre fiers, et qu’ils seront vraiment derrière nous à tous les matchs à domicile, et qu’ils feront vivre un enfer pour les adversaires.
Ensemble, unis, jusqu’à la victoire ! Let’s Go BYers !


